Retrouvez l'intégralité des dessins du mois de cette newsletter en grand format sur mon blog ! https://ink.muxerz.fr/2026/05/04/projet-distortion-journal-avril-2026/
La suite de mon projet dessiné Distortion : Beyond Edge ne se réalisant plus dans le cadre d’illustrations régulières, mais par la création d’un livre numérique de style artbook (avec des illustrations et autres dessins, mêlés à des informations sur l’univers et ses personnages) qui arrivera quand il sera terminé, voici un recueil de dessins et de vidéos pour vous tenir informés de l’avancée chaque mois.
[2026 : AVR – MAR – FEV – JAN]
[2025 : DEC – NOV – OCT – SEP – AOU – JUI – JUN – MAI – AVR – MAR]
Poyo ! Ayant repris des sessions d’entraînement réguliers au speedrun de Yoshi’s Island, ça m’a rongé “un peu” de temps de dessin, où j’ai principalement avancé sur l’illustration avec Qarmie en cours, sinon j’ai pas mal réfléchi à la planète de “Rev et ses potes” (inspiré par le survol récent de la Lune ?) même si l’utilité n’est pas immédiate, mais aussi continué les dessins d’exercice en mode mi-vrac, mi-organisé. Je n’ai, du coup, pas eu l’occasion d’avancer sur les prints de la “phase I“, tant pis…
Le plat principal du mois a donc été de terminer l’encrage de l’illustration de “Qarmie & les Dinopigeons” destiné au simili-artbook ! Mis à part quelques ajustements sur le personnage, et une tentative de faire les bandes de son t-shirt en “hachures”, que j’ai fini par mettre en aplat de noir, il ne restait “que” le décor ; mais ce fut assez long, me prenant plusieurs streams et quelques sessions offline.
J’ai un peu bataillé avec le brush que j’ai choisi (voir journal précédent), qui manque de précision, devant refaire souvent les traits pour arriver à ce que je voulais. Parfois, dans ma fougue, je me suis gravement égaré en zoomant trop, avec par exemple un épisode de buissons lointains over-détaillés, ayant utilisé un trait trop fin, buissons que j’ai fini par complètement refaire, haha. Ce manque de vue d’ensemble, car contraint de zoomer pour avoir assez de précision avec ce brush en 1200 DPI, m’a forcé par moments à utiliser l’outil de changement d’épaisseur du trait, vraiment salvateur pour le coup ; sinon les variations de lignes selon la distance n’avaient parfois pas trop de sens.
Je me suis vraiment demandé, vu le temps que ça m’a pris (15 à 20 heures ?), si je ne ferais pas mieux de repasser au tradi, avec la plume, mais en faisant le compte, je n’ai pas mis autant de temps que je le pensais par rapport à mon process à la plume sur papier, sachant que même si l’encrage en lui-même est plus rapide, je passe quand même un certain nombres d’heures à faire des retouches et modifications au numérique ; là pour le coup pas besoin, c’est “bien” directement !
Dans la foulée j’ai aussi fait les ombres, et la plupart des aplats avec des couleurs hasardeuses, mais pas encore certain de faire une véritable version colorée pour le moment. Les éléments linéaires allant du premier plan à l’arrière plan (comme les haies et le dallage), eux, mériteront au moins une variation de luminosité pour accentuer la profondeur. Toubi continiouède… Waytensi ! Astalavista baybi !!
Sur le plan des exercices et recherches, ce fut irrégulier, mais avec tout de même quelques jours où j’ai repris mon petit planning thématique ! Soit un peu de dessin de mains, des poses complexes, des yeux, des décors… et même du modèle vivant en dessinant Nox, d’après Kubo posé à côté de moi sur le canapé.
Dans un exercice un peu expérimental, je me suis amusé à reproduire une planche de BD d’un Picsou Magazine, mais en remplaçant le Donald de la page en question par un de mes personnages, Em’mie, je pense le plus approprié pour ce style “Disneyien”. C’est intéressant comme procédé, pour s’habituer plus naturellement à composer une planche sans réfléchir absolument à toutes les problématiques, pour ce focus sur des points qu’on aurait pu zapper en faisant ses propres planches ; et pour ce cas précis, reproduire des poses assez complexes avec un de mes persos. J’avais lu ou entendu dans une vieille interview d’un compositeur de musique électronique qu’il apprenait le plus en essayant de reproduire des musiques d’autres artistes (même en tant), alors pourquoi ça ne marcherait pas aussi en BD ?
En suivant un peu la mission Artemis II, ça m’a inspiré pour réfléchir à la planète ou vivent les personnages, allant jusqu’à imaginer l’origine des diverses populations humanoïdes, puisqu’il n’y a pas que des “humains”, il existe donc maintenant plus précisément une sorte de planète jumelle avec une population endémique, dont l’évolution a divergé, en réfléchissant à diverses problématiques qui se sont révélées au fil du temps. J’aime bien m’inspirer de la science, jusqu’à ses questions politiques, pour poser des repères, sans chercher à coller absolument à notre réalité ; le but étant de trouver un environnement crédible où je peux raconter mes histoires, en essayant de penser à toutes les contradictions possibles qui pourraient casser cette réalité. Peut-être que j’intégrerai ça dans le bouquin en mode encyclopédique, à moins que je préfère l’intégrer à la BD en gardant tout ça un peu mystérieux jusque là ?
Autrement, j’ai encore un peu pensé à comment améliorer le design de Nox en m’inspirant d’une version que j’aime bien de Godzilla, ou encore à quoi ressemblait Yammah cheveux détachés et dans sa jeunesse.
Yammah qui a ainsi eu le syndrome du personnage principal en avril, avec ces dessins de l’époque où il fut jeune. Évidemment ce n’est pas seulement pour le plaisir de dessiner, mais parce que le passé de Yammah aura de l’importance… et pas seulement non plus pour éviter l’effort de lui dessiner sa barbe, haha.
Comme je l’évoquais je me suis récemment remis à l’entraînement sur Super Mario : Yoshi’s Island, mon jeu vidéo préféré depuis 1995, et que je speedrun depuis plus de 13 ans maintenant, malheureusement de manière assez sporadique ces dix dernières années. Cette fois, j’ai trouvé la motivation de reprendre les sessions régulières pour me hisser à mon niveau d’antan et me mettre à jour sur certains passages, avec l’objectif à long terme d’enfin faire un temps que j’estime respectable dans la catégorie Warpless (moins d’1h49 ?), qui consiste simplement à aller voir la fin sans “casser” le jeu avec certains glitches ; sachant qu’en dépit de centaines (milliers ?) d’heures, j’ai très peu fait de runs entiers… je n’ai même jamais inscrit mon personal best dans le leaderboard, haha.
L’intérêt de YOSSY ISLAND en speedrun est que c’est un jeu qui permet d’être très “expressif”, en faisant plein de mouvements “inutiles mais stylés” (le swag !), donnant à chaque speedrunner une certaine personnalité dans sa manière de jouer. Bref, en plus d’être assez technique c’est aussi artistique ! Si ça vous intéresse, vous pouvez passer me voir maltraiter ma manette Super Famicom (la SNES japonaise) sur ma chaîne Twitch secondaire, ou jeter un œil à mes vidéos récap’ hebdomadaires sur Yōtubé !
Le mois de mai risque d’être aussi un peu calme, étant donné que je passerai une semaine chez ma maman, sans certitude sur le volume de dessin là bas, qui sera probablement conditionné par la météo, haha. Une fois rentré, je me remets sur les prints !
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